Açores

Voyage

Açores

04 FÉVR 2025 — 10 AOÛT 2026

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Le voyage a commencé tranquillement sur São Miguel : un café, un pastel de nata et un peu de repos avant de prendre la direction des hauteurs de l’île.

Une fois arrivé près du lac de cratère, je me suis retrouvé complètement dans les nuages. L’eau apparaissait et disparaissait à travers la brume, dans un calme presque total. C’était mon premier véritable aperçu de la place qu’occupent l’eau, la météo et la végétation dans le paysage des Açores.

Plus tard dans la journée, j’ai suivi un court sentier descendant dans une vallée isolée. Sur papier, la distance semblait assez simple. En réalité, la pente, la boue et les racines en faisaient l’une des randonnées les plus techniques que j’avais faites.

Au fond de la vallée, la forêt s’ouvrait sur une cascade et une rivière presque couleur rouille. Il n’y avait personne autour de moi. Seulement le bruit de l’eau et de petites bulles de gaz remontant à la surface.

L'EXTREMITÉ OUEST

Le lendemain matin, l’ouest de l’île avait presque complètement disparu dans les nuages.

Je suis finalement redescendu vers le village situé à l’intérieur du cratère et j’ai passé un moment à marcher au bord du lac avant de continuer vers la côte.

En fin d’après-midi, j’avais rejoint l’extrémité ouest de l’île, là où les eaux géothermales chaudes rencontrent l’Atlantique. La marée était trop haute pour pouvoir m’y baigner, alors je suis resté sur les falaises.

Pendant plus d’une heure, j’ai regardé les vagues s’écraser contre les rochers pendant que le soleil descendait lentement sous l’horizon.

Une fois le soleil disparu, je suis remonté vers le phare. Le ciel était devenu violet et rose, et son faisceau coupait directement l’horizon — une véritable ligne entre la mer et le ciel.

À TRAVERS LE VERT

Le lendemain, j’ai de nouveau traversé São Miguel, d’abord par l’intérieur géothermique de l’île avant de poursuivre vers le sud.

Après m’être arrêté pour manger un plat traditionnel, j’ai continué sur des routes entourées d’une végétation particulièrement dense. Quelques vaches sont apparues sur le chemin, installées au-dessus des vallées avec une vue presque trop belle pour elles.

Le sentier traversait ensuite Sanguinho, un petit village abandonné composé de maisons de pierre et de rues étroites désertées depuis plusieurs décennies.

Après le village, la végétation se refermait de nouveau autour du sentier. Celui-ci continuait à travers la forêt jusqu’à une autre cascade, cachée sous les arbres.

À ce moment du voyage, un motif commençait à se dessiner : sur São Miguel, presque chaque route ou sentier semblait finir par ramener vers l’eau.

ATTENDRE FLORES

À 6 h du matin, il était temps de partir vers Flores.

Un court vol en Q400 m’a amené vers l’île la plus à l’ouest de l’archipel, juste avant l’arrivée d’une tempête.

Sur la route vers Cuada, je me suis arrêté à un point de vue en espérant que les nuages s’ouvrent suffisamment pour apercevoir le village et les cascades qui l’entouraient.

Un homme du coin était là pour observer les oiseaux. Nous avons finalement attendu ensemble pendant plus d’une heure, réussissant étonnamment bien à communiquer malgré la barrière de la langue.

Le froid et l’humidité ont fini par avoir raison de moi. J’avais commencé à retourner vers la voiture lorsque j’ai vu mon nouvel ami sortir en courant derrière moi.

Les nuages venaient de s’ouvrir.

Pendant peut-être cinq minutes, les cascades et le village sont finalement apparus avant de disparaître de nouveau dans la météo.

Lorsque je suis arrivé au village, une pluie abondante avait commencé à tomber. La consigne était claire : une importante tempête traversait l’île et il ne fallait pas repartir.

Depuis ma petite maison, je pouvais observer à quel point Flores était exposée aux éléments de l’Atlantique.

Les cascades que j’avais vues plus tôt étaient maintenant repoussées vers le haut des falaises par le vent, donnant presque l’impression de défier la gravité.

Puis, contre toute attente, le ciel est devenu complètement orange pendant un bref instant avant de redevenir sombre pour la nuit de tempête.

Puis, contre toute attente, le ciel est devenu complètement orange pendant un bref instant avant de redevenir sombre pour la nuit de tempête.

APRÈS LA TEMPÊTE

Le vent était toujours présent le lendemain matin, mais cette fois il n’était plus suffisant pour me garder à l’intérieur.

J’ai passé la journée à parcourir Flores dans presque toutes les directions. J’ai commencé au pied d’un immense mur de cascades, où l’échelle des falaises semblait encore plus impressionnante depuis le fond de la vallée.

De là, j’ai continué vers les hauteurs de l’île avant de rejoindre les falaises donnant sur l’Atlantique.

Ce qui m’a le plus marqué, c’était le contraste entre l’immensité du paysage et la vulnérabilité d’une si petite île exposée au milieu de l’océan. Le vent, l’eau et les nuages semblaient capables de la transformer complètement en quelques minutes.

Lors de ma dernière journée, je suis retourné à l’endroit où mon séjour à Flores avait commencé.

Cette fois, j’étais seul et le ciel était dégagé.

Je suis resté là un moment à observer un paysage qui avait été presque complètement caché lors de mon arrivée.

Avant de repartir, j’ai installé l’appareil et profité du moment pour faire l’une des rares photos de moi pendant ce voyage.

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